Acrylique - 90/70 - 1998

Maât


 © Doffigny 

 

Coiffée d’une plume, Maât l’égyptienne incarnait la justice et la vérité. Elle a rejoint aujourd’hui le « linceul de pourpre où dorment les dieux morts ».  

La plume est restée pour signifier l’éminente dignité de l’écriture.

L’oiseau se tourne vers les livres. On reconnaît la plume à son bec de métal, noir d’encre, courbé comme s’il pesait encore sur la page.  

Notre civilisation est celle du livre. 
Eternel retour des choses, l’écrivain a droit de cité. Comme Maât, il dit le vrai et le juste. Il sème la bonne parole.

Texte de Léon Somville