Acrylique - 90/70 - 1992

Ozone


 © Doffigny 

 

Des mots frappent l’imagination. Une fois prononcés, repris dans le discours, ils prennent autant de force que les mythes anciens. Que la terre, à cause de la pollution, ait perdu une partie de sa couche d’ozone, est le symbole même (d’autres diront : le symptôme) d’une folie collective. 

Au-dessus d’un océan parsemé de cônes de déjections, une pestilence s’élève et retombe en fumées de mort. Les derniers oiseaux font un écran de leurs ailes pour sauver leur progéniture. Le ciel est comme une cuirasse trouée. L’eau, d’où naquit la vie, est devenue le cloaque d’une humanité suicidaire.

Texte de Léon Somville