|
Acrylique - 50/40 - 1993 |
Vision de création |
|
|
|
Le jardin verdoie et se régénère constamment. Son horizon est l’infini d’un ciel traversé de nuages. L’eau, perle de vie. Ondulation douce des collines. La déesse s’appelle Terre et le jardin est sa demeure. La demeure est inviolable. Sous la coupole de ses longs cheveux, serrés étroitement par un bandeau, la déesse se protège contre l’intrus. A l’extérieur, le ciel est vide, le sol aride et ravagé par des torrents de lave. De grands esprits nous disent que le jardin est surgi comme une bulle de cette immense fournaise. Ils s’inquiètent même de l’y voir retourner. Les plus sages se contentent de profiter autant qu’il se peut de la verdure qui leur est offerte, du vent, des nuages, de la pluie, des fruits de la terre… Ils acceptent leur finitude, vénèrent la déesse et cultivent leur jardin. Texte de Léon Somville
|